Son Histoire

 
Des Années 30 à nos jours.
En 1930, Georges Coupry, « six dayman » (coureur de 6 jours cyclistes), réputé sur les vélodromes du monde entier et en particulier aux Etats Unis, vient à Marseille pour y remporter les 6 jours. Il y rencontre sa future épouse, et de cette union naîtra « un petit Nono »…
Georges Coupry s’installe à Marseille, ouvre un cycle boulevard de la Libération et crée « la Pédale Joyeuse », « la PJ » pour les profanes. Il organise des sorties dominicales qui démarrent en haut du Cours Devilliers, à côté de l’Eglise des Réformés.
Après la Deuxième Guerre Mondiale, le rendez-vous des sorties se fait au boulevard Jeanne d’Arc, sur le pont du Jarret, qui, à l’époque, n’était pas couvert. Il y avait deux allées de chaque côté du cours d’eau, et bien entendu des ponts pour le traverser.
Les courses cyclistes battaient leur plein et de nombreux coureurs renommés se donnaient rendez-vous le dimanche matin pour participer à ces sorties. On peut citer Raoul Rémy, Fernand Decanali, Roger Chaussabel, Raymond Elena, Jean Lerda, Pascal Gnazzo,  Alain Moineau, Pierre Fautrier, Jean Marchi, Pierre Rouchet, puis Armand Di Caro, les frères Francis et Jean Anastasi, Nono Coupry, Georges Noguérol, parfois Louis Rostollan, François SiniscalchiLucien Fliffelpuis Francis Cote, Georges Banet (salut « Chichi boy… »), notre toujours jeune « Milou » (sans son pain d’épices en ce temps là…), le regretté Momon Suzzi, les frères Bellantonio, les frères Valentini, les frères Génovèse, André Lejeune…
Un peu plus tard, dans les années 60, viennent se joindre Michel Herbert, Gérard Nin, Kiki Caron (dit « Alavoine… »), les frères Corail, Jean Paul Infante, Marcel Bartholini, Jean-Paul Galtier, André Marchi, Guy Sibille et Robert Giordano son beauf, Alain et Serge Bolley, Pierre Lejeune, Jean Pierre Andreu, Robert Mottet, Joseph Mésas, Robert Gasquet, parfois Stéphane Abrahamian, les « cousins » Armand et Robert Derderian (le « Digue-Digue » actuel), sans oublier le regretté « Porche » (Porchedu de son vrai nom, l’homme qui ne mettait pas de chaussettes, même l’hiver par – 8° ; une figure de l’époque dont on parle toujours). Se joignent à ce peloton Armand Massot, Jeannot Fiorentino, Jacques Benetti, Aimé Frantz , « le commandant » Jean Bourrilly, Paul Colliard, André Desmaretz "Firmin de Roquevaire", René Caciagli dit Ferdi etc. .
Le parcours de ces sorties était tous les dimanches le même : bd Jeanne d’Arc, Aubagne, Napollon, Roquevaire, Auriol, Moulin de Redon, retour vers Gémenos où se sont disputés de mémorables sprints. Ce circuit étant devenu dangereux, Georges Coupry nous fit faire 3, 4 où 5 tours de Coulins avec arrivée en haut « du lavoir ». Après, nous allions boire un thé ou un grog (l’hiver) au Bar du Garage de Gémenos. Au retour, il y avait un second sprint en haut de « l’octroi » de St Menet par l’ancienne route qui n’existe plus maintenant (à cause de l’autoroute).
L’ambiance de ces sorties était conviviale. Le but était de faire gagner un « gentleman », cycliste autour de la quarantaine, entraîné par un coureur chevronné lors des épreuves organisées en début de saison dans notre région). Il n’était pas interdit à un coureur de pousser son gentleman dans les côtes pour le réserver pour le sprint final…
Georges Coupry a longtemps été le maître d’œuvre des Gentlemen de Marseille qui réunissait un plateau de champions cyclistes ; en citant Gino Bartali, Fausto Coppi, Louison Bobet et Jacques Anquetil, la liste se suffit à elle même. Plus tard, ces « Gentlemen » ont été organisés par les frères Bertrand.
Dans les années 70 (nombre des coureurs cités ci-dessus étaient encore là, certains sont devenus à leur tour « gentlemen »), des plus jeunes sont arrivés : Marcel Tinazzi, Rémy Faure, Marcel Illy, Alain Bordinelli, Rolland Bonnard, Gérard et Bernard Gasquet , Walter Pino, Patrick Escartefigues, le regretté Dédé Carle, Gilbert Cervera, Marc Rostollan, Pierre Sclavounos, Gérard D’Angio, les frères Fiorentino
A partir de 1977, le rendez-vous se déplaça à Saint-Menet, devant le magasin de bricolage « OBI », d’où le nom de ces sorties. Les sorties dominicales sont devenues quotidiennes et tous les matins de la semaine, il y a un départ d’ « OBI », même si l’enseigne du magasin a changé plusieurs fois de nom.
Les années passent, la relève est toujours assurée par des jeunes qui ne font pas de cadeaux à des plus ou moins « vieux » qui ont de plus en plus de mal à suivre !
Merci à Nono pour sa mémoire…
Rédacteur: Robert Gasquet
Photos: Picasa (en 1 click sur le nom)
Liens vers les coureurs: Le site du cyclisme
Le Team "Nono".
Le Peloton OBI...il y a quelques dizaines d'années.

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